Élysée-Montmartre
31 janvier 2009
Les amis, je reviens de loin. J’ai assisté au concert le plus dingue depuis celui d’Angra et Stratovarius en 1999 ! DragonForce, avec Turisas en première partie ; ce concert était sous le signe de la teuf totale, aussi bien pendant, avec un public en folie (de la scène jusqu’au bar du fond de la salle), qu’avant le show. Je n’avais pas vu une telle ambiance à l’extérieur d’une salle depuis Iron Maiden à Bercy.
L’arrivée de Turisas se fait brandissante. Je ne connaissais pas ce groupe, mais je me suis pris une grosse claque dans la gueule (aïeuuuh ! J’ma pas fait mal !) et deux doigts dans les yeux à cause de leur maquillage noir et rouge (celui qui entame la chanson de Jeanne Mas finit au coin avec un bonnet d’âne, à coup de pied au cul), à faire pâlir (encore plus) Immortal.
Leur chanteur avait une magnifique théorie sur la bière :
« Est-ce que la bière française est bonne ?
— Ouiiiiiii ! répond le public.
— C’est pas de la pisse ? reprend-il.
— Nooooooon !
— Parce qu’on revient de notre tournée américaine et j’ai été obligé de boire de la pisse pendant huit semaines ! »
J’ai eu un coup de cœur sur leur jolie accordéoniste, super mignonne et qui assure grave (Yvette Horner n’a qu’à bien se tenir). Sinon pour en revenir sur leur musique : du pur Pagan bourrin et jouissif à souhait. Une partie de la foule maquillée comme eux, pogotant et slammant, était au rendez-vous, tout au long de la soirée depuis le premier morceau “Battle Metal” jusqu’au final avec “Rasputin” (reprise de Boney M.) qui déboîte du nourrisson. La première partie finit sous les cris d’un public en folie qui en redemande.
Attention à toi, fragile public, M. Manutane te déconseille de lire trop longtemps ce qui va suivre si tu es fortement sujet à l’épilepsie ou cardiaque, tu risques de succomber violemment… ou pas !
[note d'airway : je ne sais pas ce que tu prends Manutane, mais faut songer à arrêter !
]
Voici qu’arrivent les Rois du métal épileptique, sur une intro digne d’un jeu Atari ; je nomme les seuls et uniques DragonForce. La furie commence sur “Heroes Of Our Time” d’Ultra Beatdown. Les musiciens semblent tout aussi excités que leur musique, enchaînant leurs titres les uns après les autres, accompagnés d’interludes à la con émanant de tous les membres du groupe et les faisant traduire à Frédéric Leclercq, leur bassiste français (ex-Heavenly), et en le chambrant allègrement lorsqu’il a la parole, du genre “Frédéric, il est pédé !”… Ambiance bon enfant et déconne sans limite ; Le chanteur n’arrête pas de jouer avec le public et de leur donner de l’eau (ce qui l’amènera à engueuler un des assistants de l’Élysée qui refuse de lui envoyer des bouteilles pour le public) pendant un solo de clavier. À ce propos, pour une fois qu’un solo clavier n’est pas chiant : Vlad, le claviériste, est une véritable pile électrique, ambiance jeu vidéo rétro délirante, lorsque soudainement, pour mon plus grand bonheur, l’accordéoniste de Turisas le rejoint pour un duel clavier/accordéon de toute beauté.
L’ambiance était de la pure folie jusqu’au rappel où le ton monta d’un cran lorsqu’ils entamèrent “Valley Of The Damned” de leur premier album. Suite à un petit break où ils sommèrent le public de se séparer en deux clans, “Through The Fire And Flames” déclencha le chaos total, le battle entre les deux parties de la fosse (j’étais dedans causant deux-trois dommages collatéraux), avec des mecs slammant avec leurs guitares en plastique (de Guitar Hero !) pour imiter Sam et Herman, qui se prêtèrent au jeu, eux aussi.
La soirée se termina, j’étais épuisé (j’ai encore des courbatures aujourd’hui !), mais heureux d’avoir assisté à un concert aussi déjanté !

Un commentaire
Manutane, mais quel furieux celui-là…