Pain of Salvation est très certainement la meilleure révélation “métal” des années 2000. Il n’y a pas à chipoter, c’est comme ça.
En revanche, après un très moyen DVD live (enfin c’est surtout la qualité du DVD, parce que la musique est nickel, elle !), on attendait avec assez d’impatience le digne successeur de Scarsick (qui lui était très bien, malgré des expérimentations étranges qui finalement se sont révélées pas si mal : Disco, parodie de West Side Story…). Linoleum n’est pas ce successeur. Non pas parce que la musique n’est pas bonne, bien au contraire, mais parce que c’est juste un EP. Quatre titres, plus une reprise de Scorpions (“Yellow Raven”) et c’est tout (en fait, il y a une connerie aussi, mais au niveau de la musique, c’est tout). Qu’est-ce que ça donne ?
La première chose qui surprend, c’est le mix : pas très large, comme compacté, quelque chose de vraiment fait maison, à la limite de la démo bien enregistrée. Mais on se laisse tout de même embarquer par ces quelques morceaux aux univers si différents et pourtant si proches. C’est comme de la poésie expérimentale. C’est beau comme du veau. La frustration monte ; on en veut plus…
Et c’est bien normal puisque cet EP n’est qu’un avant-goût de Road Salt, le futur “vrai” album prévu pour 2010, qui contiendra 22 morceaux (incluant ces quatre-là) sur 2 CD. Ça nous permettra toujours d’attendre patiemment et de voir que le génie créatif de Daniel Gildenlöw ne la pas quitté.
Je crois surtout que je regarderai s’il y a un cheveu dans mon exemplaire de Road Salt…


Un commentaire
moi j’aime les bonus chapter, même dans les livres! Effectivement ce n’est pas un “vrai” nouvel album, mais une entrée, une mise en bouche qui laisse supposer un festin derrière!