Je dois l’avouer, j’ai découvert Between The Buried And Me assez tardivement et sur un malentendu. C’est pour moi une des bonnes surprises de ces dernières années, même s’ils ne font pas partis de mes chouchous. Pour décrire à ceux qui n’y ont jamais jeté une esgourde, c’est du Death prog, le mélange entre Alice In Chains et Opeth, avec un brin de Ark avec une pointe de Testament. Si ça ne vous dit toujours rien, c’est presque comme du Pain Of Salvation, mais avec de très très grosses couilles.
Ils sont hyper productifs puisque depuis 2002, ils ont sortis pas moins de six albums, dont The Great Misdirect. Je peux très bien comprendre que le côté “death” déplaise à beaucoup de monde, mais la construction des morceaux et la technicité mérite vraiment qu’on s’y attarde (un peu comme Opeth des débuts, même si ce dernier est largement au dessus à mon goût). À 10 minutes en moyenne par morceau, vous n’êtes pas au bout de vos surprises aux détours d’un couplet, même sur un morceaux hyper bourrin.
Ce Great Misdirect commence comme du Chris Isaak jazzy, pour très vite virer à ce Death prog qui les caractérisent. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire “Saperlipopette, mais qu’est-ce que c’est donc que ce groupe de tafi… Ah non, j’ai rien dit.”, vous allez être embringués dans leur riffs heavy et leur touche de groove (parfois) et le chant death ne sera plus qu’un détail.
N’hésitez pas non plus à jeter une oreille à Colors, qui est l’album qui les a révélés.

