Le guide du métal…
Le guide du métal…
Que dire de plus que “Devin nous étonnera toujours” ? Le physicien du métal, qui ne jure que par un accordage ouvert en Do, nous délivre une nouvelle galette qui n’augure que du bon pour les trois autres à venir (faisant toutes parties d’un vaste concept dont Ki ne serait que “l’apéritif” ; concept qui sur le papier rappelle un peu ce qu’Opeth avait fait avec Damnation et Delivrance, en séparant chacun des aspects de leur musique).
Ki se révèle être le plus doux de la discographie de Devin ; même si son énergie ne transparaît pas en grosses couches de guitares saturées, celle-ci se ressent en intensité avec des montées en puissance digne d’une envie de chier lorsqu’il y a dix personnes devant soi et que celui qui est dans les toilettes semble être décédé depuis quelques temps. On y conserve tout de même les surabondantes réverbes et l’empilage de sons qui font la signature musicale du Canadien. Attention cependant, les guitares électrisées n’ont pas été bannies et apparaissent avec parcimonie (le solo de “Heaven Send”).
Du coup, Devin nous compile ce qu’il sait faire de mieux avec son chant clair (pas que) avec une sorte d’album ambient/prog/metal/pop/rock. Un must have ; espérons que les trois autres tableaux du quadriptyque soit aussi bons.